La Toile du Québec fait Peau Neuve

Par le 3 septembre 2005

On connaissait bien La Toile du Québec avec son image de répertoire, un look qui n’avait pas beaucoup changé ces dernières années (voir notre montage spécial). Malgré un million de visiteurs par mois, en mars 1998, elle a vécu par la suite des difficultés, une espèce de mise au rancart. On se demandait même ce qu’allait devenir l’un de ces tout premiers outils de recherche et répertoires généralistes québécois. Voilà que plusieurs restructurations administratives fondées essentiellement sur des acquisitions entre compagnies a semblé donner un coup de pouce à La Toile, après  » avoir fait mal  » une première fois à l’automne 2000 .


Petit historique

La Toile du Québec est née en avril 1995. Elle fut le motif de la création de Netgraphe en mai 1996, par une équipe de Montréal qui voulait  » mettre en lumière qu’il y avait des ressources Web ici au Québec « , alors que l’Internet grand public commençait à peine. Cette équipe comptait « conquérir le monde », voir le reportage de Radio-Canada.

L’éditeur Internet Netgraphe était la conversion d’une entreprise qui faisait dans le domaine minier jusqu’en juin 1999 (Ressources Cristobal, une société minière publique de Rouyn-Noranda inscrite à la Bourse de Montréal). L’éditeur de La Toile acquiert assez rapidement InfiniT.com le portail de Vidéotron, compagnie qui avait elle-même investi dans Netgraphe. Ce dernier devient pour quelques temps comme « la division Internet de Rogers Vidéotron et de TVA », tel que le dit un ancien membre de l’équipe au reporter de Radio-Canada. Netgraphe ajoute à ses acquisitions le site financier Webfin, le fournisseur du site consacré à l’emploi Jobboom, l’éditeur en gestion de carrière Ma Carrière, et APG Solutions et technologies. Puis l’éditeur de La Toile devint, le 30 septembre 1999, la première compagnie Internet au Québec inscrite à la Bourse de Montréal. Netgraphe se tourne déjà vers l’Europe.

Plusieurs événements vont marquer la suite : les fusions entre géants qui installent dans le milieu un modèle à suivre, le krach boursier d’avril 2000 et l’intention du géant canadien du câble, Rogers Communications, d’acquérir Vidéotron et ses actifs, dont Netgraphe. La conclusion étant que Québécor et la Caisse de dépôt (participation de 2,2milliards $) ont fait une offre qui est acceptée par la famille Chagnon et fera passer définitivement Netgraphe sous la bannière de Quebecor Média.

S’ensuivront quelques démissions et des mises à pied. Le portail InfiniT sera remplacé par Canoë en 2002. CANOE, produit de Rogers Communications, est né en même temps que Netgraphe : printemps 1996. En 1999, CANOE (Canadian Online Explorer) comprenait, entre autres Canoe.ca , un des sites portails précurseurs de l’Internet en langue anglaise au Canada, Canoe.qc.ca , son équivalent français au Québec. CANOE est devenu à part entière la propriété de Québécor vers août 1999.

Parler de La Toile du Québec 10 ans après, c’est donc passer dans une sorte de labyrinthe d’achats et de transformations, dont il ne faut pas perdre le fil conducteur corporatif. En 2004, Netgraphe faisait encore partie des chefs de file dans son genre au sein de la filiale Quebecor Média et comptait sur la collaboration de plus de quatre-vingt partenaires locaux et internationaux pour assurer ses services dans les deux langues. (Sous la bannière de Québécor Média, Netgraphe a fait plusieurs acquisitions dont CANOE en mai 2001 !).

Avec ses 6,2 millions d’utilisateurs en ligne par mois, Netgraphe devient  » Canoë votre réseau Internet « , depuis sa fusion avec Quebecor Média en septembre 2004. Cette dernière opération sonne toutefois la fin de l’entité Netgraphe. Mais La Toile du Québec reste là, présente sur la liste du grand Réseau Canoë « le réseau de tous les services Internet « . Au fil du temps, l’histoire l’a fait passer de « toile.qc.ca » à « toile.com ».

« À force de coupures et de départs, peut-être en reviendra-t-on, ô ironie, au point de départ : le répertoire La Toile du Québec, qui avait suscité tant d’espoirs et de convoitises », écrivait Jean-Sébastien Marsan en mai 2001. Sommes-nous revenus au point de départ pour, cette fois-ci, une belle continuité ?

Le nouveau Look

La Toile du Québec possède l’interface d’un grand annuaire et s’est considérablement enrichie et réorganisée. Elle offre la recherche, les différents modes de classement des sites, les services payants, les « gadgets de la Toile » (page de démarrage et ajout de son outil de recherche) et l’accès à la publicité sur le réseau Canoë. Elle inclut des rubriques, un accès à SuperPages.ca, au site des Travailleurs autonomes, aux guides thématiques et aux répertoires spécialisés. C’est aussi un accès rapide à des sites magazines et d’informations: (Actualité, Ados, Cartes Virtuelles, Concours, Hôtels, Météo, Restos, Techno-Sciences), ainsi que l’accès aux sites de Canoë (Rencontres, Classées Extra, Autonet, Webfin argent, LCN, TVA).

La Toile du Québec se définit comme le numéro un des portails de repérage au Québec, visité par plus de 1,7 million de visiteurs uniques par mois. À ce jour, La Toile répertorie 70 guides thématiques (en 1999, les premiers guides comportaient quatre grands thèmes et 19 sujets). Elle compte 70 000 sites québécois inscrits, une liste en continuelle progression. La recherche des sites québécois se fait parmi 10 grandes catégories et près de 2 000 sous-catégories. La page d’accueil offre le classement par répertoires, par thèmes et par spécialités. De plus, grâce à son partenariat avec le moteur de recherche Google, anglophone et francophone, le répertoire québécois permettait déjà une ouverture sur tout le réseau Internet.

Les services payants englobent l’inscription régulière qui, désormais, coûte 9,95 $, l’indexation avec une meilleure visibilité (VIP, 39,95$ pour un an) et enfin, le positionnement, grâce au partenariat conclu antérieurement entre Netgraphe et NetWorldMedia.

Ce qu’on aime de la nouvelle Toile ce sont donc ses nouvelles collections, puis sa sobriété, sa clarté, sa pertinence et sa qualité. Les résultats de la recherche s’affichent dans une interface simple et conviviale et donnent accès à des adresses de sites judicieusement sélectionnés par l’équipe de La Toile. Les sélections font découvrir de très bons sites de contenu et renforcent la qualité des choix. L’autre aspect intéressant de cet annuaire est l’assurance de sa mise à jour. On découvre enfin qu’il y a, en arrière de cette interface et du site au complet, une équipe qui va lui donner de la vie. En effet, des rubriques comme « guide du jour », « les 150 meilleurs sites », « 20 nouveaux sites » et « coups de coeur du moment » vont faire bouger La Toile du Québec et lui assurer, sans aucun doute, l’assiduité de ses visiteurs.

2 réponses à “La Toile du Québec fait Peau Neuve”

  1. Merci pour l’article, très bien conçu. Vous m’autoriseriez à la publier sur mon site web personnel ?

  2. admin dit :

    Ce sera un plaisir pour nous que tu partage cet information. Cite la source sous le titre et ajoute un lien vers la publication originale s’il te plais.

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