Entrevue: Annuaire Web de la Capitale

Par le 15 novembre 2003

Lors de notre première rencontre avec Camille en février dernier concernant l’avenir de l’Annuaire Web de la Capitale, il nous faisait part discrètement, qu’en plus d’être un outil Web efficace pour les internautes de la grande région de Québec, l’AWC lui servirait de tremplin pour débuter sa deuxième carrière (retraite) après 35 ans de service au sein de la fonction publique fédérale.

Ce qui signifie pour lui plus de temps pour se consacrer à l’amélioration de l’Annuaire, et plus de temps à la disposition des internautes. En clair, ses 20 ans de savoir-faire dans le domaine de l’informatique et l’Internet seront mis davantage à profit dans l’Annuaire Web. Une deuxième vocation sera intégrée d’ici peu de temps.

Dans ce contexte, voici les principales questions que nous lui avons posées :

QUESTION 1 :

Que signifie exactement « une deuxième vocation sera intégrée à l’Annuaire Web d’ici peu de temps » ?

D’ici la fin d’avril, je vais offrir un nouveau service (sans but lucratif pour le moment) en soutien informatique dans son ensemble. Ce qui signifie : Conseiller technique en ce qui concerne l’achat, l’entretien, la mise à jour et la configuration d’ordinateur de table et les périphériques qui s’y rattachent ; où se procurer les meilleurs prix du marché pour les systèmes, les pièces, l’équipement, les logiciels (software et shareware), conseils en ce qui concerne la sécurité, la protection, la récupération et la sauvegarde de données ; les pages Web , l’hébergement, le référencement de sites Web, les fournisseurs Internet, la recherche sur le Web, la formation de base, etc… En résumé, un genre de guichet unique pour les internautes et futurs internautes.

QUESTION 2 :

Vous parlez de 20 ans de savoir-faire, pourriez-vous nous le décrire?

Mordu sans condition de tout ce qui s’appelle l’électronique depuis mon tout jeune âge, mes premières études post-secondaires (1968) ont débuté en électrotechnique. En 1977, au sein du Gouvernement du Canada, j’ai commencé a me familiariser avec la venue des systèmes financiers informatisés et c’est vers la fin de 1983 que je me suis procuré mon premier IBM PC-XT usagé , un INTEL 8088 avec 128 K de mémoire, une carte vidéo CGA Motorola 6845 et 2 lecteurs de disquette. Cette merveilleuse machine roulait à une vitesse de 4,77 MHZ. sur DOS 2.1. Un disque dur de 10 MEG lui a été intégré au milieu de 1984. C’était merveilleux!

Me considérant curieux et autodidacte de nature, l’informatique a pris le dessus sur l’électronique. Tout y a passé, les 286, 386, 486, Pentium, K6, K7, Athlon, P3, P4, etc… enfin, une douzaine de boîtiers différents et 2 mises à niveau matérielles par année. En ce qui concerne le « software », j’ai installé toutes les versions du DOS et de WINDOWS en passant aussi par SCO-UNIX. Très familier avec les virus, logiciels anti-virus, logiciels spécialisés, les suites Office et j’en passe…Avec mon premier Modem, un 2400, j’étais devenu un adepte des BBS (Bulletin Board System) jusqu’à l’arrivée d’Internet qui a changé le cours de l’histoire. Naturellement, avec la vitesse fulgurante de progression de l’informatique, nul doute qu’on doit se tenir à jour et informé constamment, sinon, on ne peut plus suivre. C’est comme la médecine, ça prend toute une bibliothèque.

QUESTION 3 :

Nul doute que vos projets sont très intéressants, mais avez-vous pensé à la relève ?

Bien sûr, sinon je n’oserais pas m’aventurer davantage! Ma fille Sonia, qui partage mon PC, étudie présentement au centre de formation professionnelle St-Exupéry situé à Ste-Foy en soutien informatique ainsi que son copain. Naturellement, le fait de m’assister à titre de passe-temps et de formation continue, lui sera très bénéfique pour son avenir et même pour son futur employeur. De toute façon, un jour ou l’autre , « l’Annuaire Web de la Capitale » va lui appartenir ainsi que le nouveau guichet unique qui sera annoncé bientôt, soit le  » Soutien Informatique de la Capitale Enr. »

C’est un projet audacieux mais qui, je pense, correspond à un besoin de la part des internautes et des gens de la grande région de Québec. Nous vous souhaitons donc, beaucoup de succès dans cette nouvelle entreprise !

Annuaire Web de la Capitale : entretien avec Camille Lortie.
par Richard Picard

Dans le cadre d’un restaurant chic bien connu du Vieux-Port de Québec, nous avons eu le plaisir d’interviewer Monsieur Camille Lortie, webmestre et grand patron de l’Annuaire Web de la Capitale. Voici l’intégral de la rencontre.

En date du 26 janvier 2003, vous indiquez 4775 sites exclusifs à la région de Québec, ainsi que quelques sites d’intérêt public. Vous considérez-vous comme étant le plus gros annuaire de la région de Québec ?

Oui absolument, et ça continue d’augmenter. Il y a de nouvelles inscriptions de sites à toutes les deux semaines.

Quels sont les objectifs généraux que vous visez avec l’Annuaire Web de la Capitale ?

En fait , j’ai créé l’annuaire parce qu’il n’y avait rien de valable à mes yeux pour trouver facilement une liste de sites de la région de Québec. Avec l’Annuaire Web de la Capitale c’est maintenant facile de trouver une liste de restaurants ou d’hôtels de la région. De plus, chaque section du site indique clairement le sujet pour une consultation plus aisée.

Croyez-vous avoir atteint la saturation ou pensez-vous doubler ce chiffre cette année par exemple ?

Non. J’évalue qu’il manque encore 15% des sites de Québec mais par l’ajout régulier de 30 à 40 nouvelles inscriptions par 15 jours, j’espère atteindre cet objectif bientôt.

Concernant l’inscription d’un nouveau site. À part les critères de sélection d’ordre géographique que vous expliquez clairement sur votre formulaire en ligne, comment faites-vous pour accepter ou refuser un site Web ? Avez-vous d’autres critères de sélection ?

Le premier critère additionnel est la langue. Le site doit être en français ou comporter une section en français si il est bilingue. Bien sûr, il doit aussi être conforme aux bonnes mœurs de la société civile. D’ailleurs chaque site est visité avant l’inscription.

Justement, quel pourcentage de sites est accepté par mois ?

Je dirais que 90% de sites sont acceptés.

On peut retracer une 1ère version de l’annuaire le 28 novembre 1999. Est-ce que cela coordonne avec la date de lancement ?

Oui, c’est bien ça.

Au début, vous aviez 60 sujets classés par ordre alphabétique. Aujourd’hui, on en compte plus du double, soit 130 sujets. Comment expliquez-vous cette croissance ?

En fait, c’est simplement une question d’espace et de visibilité. Au fur et à mesure que l’annuaire grossissait le nombre de sujets augmentait. Mais malgré cette croissance, aujourd’hui on a toujours 26 sections. Tous les sites sont visités de façon systématique. La vérification des liens se fait 2 fois par année en juin et en décembre et je fais la correction si un lien est cassé ou redirigé.

Selon une enquête récente en France sur les annuaires de recherche, la plupart des internautes aimeraient voir améliorer la description des sites plutôt que l’arborescence de l’annuaire. Qu’en pensez-vous ?

Je pense qu’ils ont raison. Mais pour mon annuaire étant donné le peu d’espace à ma disposition, je dois restreindre la quantité de mots.

Si vous aviez le temps et les ressources pour le faire. Qu’est-ce que vous aimeriez améliorer en premier sur l’Annuaire Web de la Capitale ?

Je commencerais d’abord par faire un sondage. Mais un des buts est de rester simple. Vous avez sûrement remarqué que le code brut est simple sans flash ni autre chose du genre.

Si je vous nomme : Yahoo, Voilà, Lycos et Toile du Québec. Lequel(s) trouvez-vous le plus intéressant ? Et pourquoi ?

Yahoo est très gros, c’est difficile de s’y retrouver. Il y a trop de sections et de sous-sections. Quant à Voilà, depuis que les souscriptions payantes sont apparues, on sent que l’on veut faire payer l’internaute davantage.

Lycos est meilleur. L’interface est agréable et le classement des catégories est intéressant. Quant à la Toile du Québec c’est un outil qui se détériore de plus en plus.

Lors d’une recherche par mots-clés, votre outil de recherche nous amène sur la section dans laquelle le site est indexé. Avez-vous l’intention d’améliorer la précision de cet outil prochainement, pour faire en sorte que l’on obtienne une liste de sites par ordre de pertinence avec un descriptif plus long ?

J’aimerais bien le faire, mais malheureusement je n’en ai pas le temps. Et il y a aussi la question du moteur de recherche qui resterait à résoudre.

Justement, est-ce que l’Annuaire Web de la Capitale aimerait s’associer à un moteur de recherche existant ?

Je n’en ai pas encore trouvé.

Est-ce que l’annuaire est à vendre ?

Non, il ne l’est pas. Par contre, je reste ouvert à la vente d’une franchise pour l’implantation dans une autre ville comme Montréal. Avis aux intéressés. 🙂

Pensez-vous que l’annuaire pourrait devenir payant et demander un montant pour une inscription ?

Non. Du moins pas avant 2 ans et même à cela ce sera sur une base volontaire, si je décide de le faire.

Quels sont les projets à venir pour l’Annuaire Web de la Capitale ?

Je désire poursuivre le travail que je fais actuellement. Je n’ai pas de plan précis dans l’immédiat mais une chose est certaine c’est que l’annuaire va continuer d’exister tant je serai vivant !

Sources : Affluences.ca

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Archive